alors regarde

22-08-06

Saluté!

Et surtout bienvenue sur ce modeste blog!

 

trop_gourmand_lmec

C'est moi, là.

Posté par alors regarde à 22:17 - Commentaires [7] - Rétroliens [0]


08-12-06

Mon voyage?

viva_el_mar               

Dans un monde où tout est catalogué, du statut social au produit de beauté, peut-on s’arrêter à un strict minimum de connaissances ?

Ce monde où tout a l’air joué d’avance, où l’on en arrive à imaginer et épargner sur notre futur, n’avons nous pas en ce cas, abandonné nos rêves sur le bas-côté de l’autoroute de la vie ?

C’est dans ce souci de recherche, de découverte et d’apprentissage permanent, que je me passionne à la nature. Son eclectisme et sa diversité me captivent et me font rêver. Je la vis, l’étudie, la dessine, la raconte, la photographie, en constante avidité de savoir.

La nature est si vaste, fascinante et dangereuse, pleine de vies et de morts, que peu de gens s’attèle à la connaître. Si vaste qu’elle comprend également la nature humaine, totalement imbriquée, par ses merveilles et ses méfaits.

Les objectifs de ce voyage sont multiples : assouvir ma soif de découvertes personnelles (qui je pense est assez vaste), la transmettre en l’utilisant par le biais de ce média, et participer à la vie des communautés locales.

Ayant clos ma scolarité, je suis maintenant paré pour vaquer à mes aspirations : un voyage, sur une durée de dix mois, à partir de janvier 2007 (pour commencer?). En suivant un concept de tour du monde, les pays visités seront l’Argentine, le Chili, la Nouvelle-Zélande, la Thaïlande, le Cambodge, le Viet Nam, le Lao, la Chine, le Tibet, le Nepal, l’Inde, et peut-être plus..

Le blog que vous avez devant vos yeux est le lien entre vous, et nous. Partant à l'aventure avec Sindy, ma compagne, nous nous organiserons et complèterons nos savoirs, envies et idées ensemble, partageant tout.

Sindy est d'ailleurs l'auteur d'un bon nombre de photographies que vous trouverez ici.

En espérant que vous prendrai plaisir à voyager à nos côté, à la prochaine!

Posté par alors regarde à 16:11 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

22-12-06

Chasseur d'images

   Jonch_res DSC05655 paradise

Posté par alors regarde à 20:35 - moi - Commentaires [4] - Rétroliens [0]

16-01-07

Ben, ca y est, cette fois, on dirait que ca commence pour de bon

Ehhh oui, à force d'en parler, ca devait arriver : hier, aterrissage sans encombre à l'aéroport de London Gatwick vers 16h30. Un climat typiquement anglais nous attendait à bras ouverts : vent, crachin perpétuel. On peut par ailleurs observer une érosion due aux intempéries sur les infrastructures, et sur les visages aussi.
Après un laps de temps d'accoutumance,nous prenons le train (à prix exorbitant), pour retrouver Richard et Aline, un couple de jeunes bien sympas, à Eastbourne, sur la côte.
Après une petite soirée et une bonne nuit de léthargie, nous avons tenté une balade en bord de mer. Paradis pour surfeurs, si le thermomètre affichait 20 degrés de plus, la Manche recrachait violemment de nombreuses choses. A mon grand étonnement, très peu d'objets plastiques et saletés dans le genre.
Les drôles de galets étaient jonchés de toutes sortes d'algues, d'os de seiches, coquillages, oeufs de requins, raies, etc.

Nous sommes ensuite rentré à l'appartement, car, bien que couvert pour l'occasion, ce temps est désesperement inadapté à mon envie de chaleur.
Donc, demain, depart a 21h30 pour San Paulo (11 heures et quelques de vol) puis corespondance pour Buenos Aires (34°C en prevision!) et arrivée jeudi dans la matinée, Yyyyeeeehaaaa!


Bisous a tous!

PS : si vous attendez des photos d'Angleterre, cherchez vous même sur le web, cette humidité pourrait nuire à la santé de mon appareil photo!

Posté par alors regarde à 21:26 - 1 En premier, l'Angleterre - Commentaires [10] - Rétroliens [0]

21-01-07

Pas faché d'être arrivés

Nous avons quitté Eastbourne vers 14 heures, le 17 janvier, pourtant en plein ensoleillement annuel. Un exitant mais transpirant périple de 20 heures s'est à partir de là enclenché : 1 heures 30 de train, un fish'n chips londonien, 11 heures de vol  jusqu'à Sao Paulo, à proximité de deux bambins en bas âge (dont les dents ont subtilement décidé de pousser pendant le trajet), du retard, 2 heures de vol jusqu'à Buenos Aires, de la paperasse, 1 heure 30 de bus (un tortillard dans une ville immense), pis 40 bonnes minutes de marche sous un radieux soleil de plomb pour arriver chez Analia et Rafael.

DSC06846

L'accueil du pays, des gens et de ce couple est par ailleurs super, avec un climat à mettre en bikini la plus casanière des filles pudiques, des bestioles et plantes que tu te dis "ah ouais, ca existe pas que dans les livres?", des personnes prêtes à te guider, même si tu transpires sous ton sac plus gros que toi, et qui, de plus est, aiment sourire :).

Nos hôtes, qui entre autres insistent pour tout nous payer, sont bien comme il faut, même si je pite pas grand chose à l'Español. Le 20, on est parti faire un tour vers le delta du Tigre, où de la ripisylve semi tropicale s'étend le long de la rivière. Après un vrai barbecue de bife argentain, on pique une tête dans l'eau chaude et boueuse du tigre, puis s'en suit une belle balade dans les bois. Moustiques, serpents, pics et colibris profitaient aussi de la journée ensoleillée.

DSCF1766

DSC06711

De retour à Buenos Aires, j'ai pêché la tortue avec des gamins des rues, on s'est fait aborder par des travelos -pas besoin d'être en Argentine pour ca-, tout en s'imprégnant de la vie locale. La Boca, lieu mythique du football argentain est un des plus beaux quartiers, et l'un des plus pauvres aussi. Nous nous sommes perdu à plusieurs reprises, ce qui permet de faire des rencontres insoupsonnées, et de découvrir, encore et encore.

DSC06705

Un truc flagrant? Le fossé social est un vrai gouffre ici, il y a bien sûr des très riches, des classes aisées ou juste ce qu'il faut, mais il y a aussi des très très très pauvres, et beaucoup en plus. Et, pourtant, je remarque que ce pays et ses manières de faire ne sont pas toujours en retard (bien au contraire), par rapport aux fonctionnements francais ou occidental.

Mais ca, d'une, je n'ai pas envie de l'écrire à 1 heure et demie du matin et, de deux, ca vous donnera une occasion de revenir voir le blog dans quelques jours (si bien entendu, mon baratin vous intéresse).

Ah, pour passer la pillule, je vous envoie quand même quelques photos, les préférées en tout cas.

DSC06703

Besos a todos

Posté par alors regarde à 05:44 - 2 Enfin un plein de chaleur, en Argentine. - Commentaires [6] - Rétroliens [0]




07-02-07

Deux chemins

Wha, et bien voilà deux semaines chargées comme il se doit! La taille de l'Argentine ne nous a pas laissé d'autre choix que de trancher entre :

1) Visiter le sud, avec ses déserts patagoniens, ses littoraux chauds dans l'air et froids dans l'eau, et ses Andes balayées par des vents secs lourds de sable ;

ou

2) Visiter le nord, avec ses selvas verdoyantes, chaudes et humides, ses plaines marécageuses infestées de moustiques frolant une taille frelonnesque, et ses Andes (ce ne sont bien-sûr pas exactement les mêmes que dans le sud, mais elles sont également balayées par des vents pareils, j'en suis sûr).

Buenos Aires se trouvant approximativement au centre du pays, seule une de ces deux possibilités était envisageable car trois semaines, c'est trop court.

Donc, deux chemins, l'un désertique, avec ses conditions de vie asséchante, ses habitants plus que résistants, où l'océan est là, mais froid ; l'autre, chaleureux, avec son lot d'insectes affectueux, et sa diversité sautant au yeux (comme les insectes), où plus de cultures peuvent être vécues et ressenties ...

C'est tout vu, nous partons pour le nord de l'Argentine. Notre périple a commencé en forêt subtropicale dans la région des missiones (besoin d'une explication au sujet de ce nom?) puis en plaines humide, puis sêche entre les régions de Corrientes et Tucumán, et, pour finir (déjà?) dans les Andes nord argentines, région de Jujuy (rourouille).

Chaque trajet coûte en général à lui seul une journée donc, pas le temps de glander (je rigole, faut pas abuser quand même).

PS: Une ptite carte vous permettra de mieux cerner le périple :

argentina_mapa

Posté par alors regarde à 12:27 - 2 Enfin un plein de chaleur, en Argentine. - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

16-02-07

Problèmes d'organisation. Pourquoi, allez vous me demander....

Ehh bien pour la bonne et simple raison que l'on se trouve déjà en Nouvelle Zelande (Fini les accents sur le clavier, j'commencais à m'habituer a l'espanol), et que je n'ai pas pris le temps de vous raconter tout ce qu'il m'est arrivé en Argentine......

Bon, je l'avoue au moins, je me pardonne donc de moitié.

Comment vais-je faire pour me dépatouiller de ce pétrin, me dirais vous (en plus, vous me harcelez de question dites-donc!)?

Ben, je sais pas...

Non, c'est une blague, disons que les textes sont déjà prêts sur papier (eh oui, pas si désordonné le mec), et seront un jour retranscrits ici, à la seule condition que je trouve un repis, un jour....

Tiens, je profite de ces confidences pour semer des remerciements à tous vents, à ceux qui survolent ces pages, ceux qui me laissent des commentaires, ceux qui me remercient de les faire voyager, l'espace d'une ligne, d'une photo, ceux qui m'ont permit de voyager, la famille (comment faire sans vous?), l'Espace Pluriel Jeune (qui m'ont filé plein de thunes), pis ceux qui me laissent des e-mails, bref, toutes les personnes que je porte -plus ou moins, bien entendu- ici, au creux de mon moi, et que je fais balader gratis ....

MERCI A VOUS TOUS!

(Snurf, j'en ai l'alarme) 

Posté par alors regarde à 00:50 - Problemes d'organisation? demandez Romain - Commentaires [6] - Rétroliens [0]

30-03-07

Bienvenido en Puerto Iguazu

   Entouré de selvas et de rios, Puerto Iguazu est la limite nord-est de l'Argentine. Nous y arrivons après de (très) longues heures de bus, heureusement bien equipé pour ces conditions. C'est un coin assez touristiques, mais la pauvreté y court les rues. Souvent, ce sont des gamins qui quémandent... Quel contraste, entre ceux qui suçotent leur glace, avant un bon bain dans la piscine, et ceux qui n'ont rien, à cinq ans!

DSC00693

A part ca, une chaleur cuisante, la peau qui roussie, et ... de la foret tropicale!
Un amoncellement de vertes couleurs s'abat sur quiquonque pénètre la selva, habitué ou non. Donc, pour m'habituer, je commence à retourner quelques quintaux de cailloux et de bois morts, pour débusquer de discrètes bestioles : Geckos, Opilions, Scorpions, fourmis Atta et bien d'autres m'accueillent à bras ouverts, wha!

DSC00691   

On entreprend ensuite de visiter le parc national des chutes d'Iguazu, une très très grande surface de forêts vierges protégées, entre Argentine, Bresil et Uruguay....

DSCF2062

   Mis à part que ces chutes d'eau d'Iguazu ont, en periode de crue, un plus fort debit que celles du Niagara (ce n'est pas rien), les forêts environnantes recellent, modestement, de fantastiques habitants! Fourmis de plus de 2 cm, papillons contenants à eux seuls plus de couleurs que les nombreux arcs en ciel, arbres canopesques recouverts d'epiphytes de toutes sortes, Tejus (beaux gros sauriens) lézardant, caimans, jaguars-tapirs-ocelots (juste en empreintes), serpents, singes capucins, toucans, orchidées, scarabées ennnormes.... Et je m'arrête là passque sinon je vais recouvrir cette page de complexes dénominations que vous n'arriverez pas à déchiffrer (eeeh oui, c'est comme ca, je suis un scientifique). Mais de nombreux dessins vous attendent, ou plutôt attendent que je les numérise...

DSC00690 DSC00692

Et ces chutes d'eau .... Difficile d'imaginer une telle force, une telle masse en face de laquelle tu te sens plus fragile qu'une plume duveuteuse de colibri... Ah, oui, il y a des colibris aussi.      

   Nous apprenons aussi que quelques dizaines de personnes ont risqué et perdu leurs vies pour protéger ce géant vert, convoité par les braconniers, les forestiers insoucieux, les entrepreneurs de toute sorte, bref, toute une faune de parasites baveux et bavants, beark!

Posté par alors regarde à 00:48 - 2 Enfin un plein de chaleur, en Argentine. - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

02-04-07

Petite interlude orthographique

Quelle frayeur, je viens de me rendre compte, me relisant, que les bons orthographes de certains mots m'échappent, et, encore pire, que les sens et les mots eux-memes me sont un peu plus inconnus...

Je pense en anglais (je pense, c'est déjà ca), je rêve en anglais, et j'en perd mon francais. Bien entendu, j'apprend aussi le maori et l'allemand (j'essaye), et c'est pour ces quelques raisons que je vous demanderai une certaine indulgence envers mon expression dialectique.

Mais je ne m'en fais pas trop, sauf si les vieux membres de l'accadémie francaise suivent mon blog quotidiennement.

Ah oui, et je pense aussi à tous ceux (celles) qui passent de (trop) longs moments sur le web et qui en perdent leur latin (ca peut faire mal), big cace-dedi, jvous kiff, a +

Pour ma mite.tjr_chocolat_

Posté par alors regarde à 00:51 - Problemes d'organisation? demandez Romain - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

Direction San Salvador de Tucuman

   Après quelques jours passés dans ce paradis vert qu'est la selva de Puerto Iguazu, nous decidons de migrer vers l'ouest (cf la carte que j'ai faite specialement pour vous). Une envie d'aventure nous a poussé à essayer l'autostop, et, bien entendu, sans savoir que ca ne marche pas beaucoup en Argentine. Nous avons donc difficilement parcouru les cinq premiers kilomètres. Alors que j'installais un camp de romainichels dans les arbres avec des affaires pas tout a fait sêches, la sirène qui m'accompagne a la riche idee d'interpeller un camioneur à l'arrêt.

DSC00694DSC00695

   Le camioneur en question est brezilien, et je crois qu'il ne comprend pas tout a fait nos questions (et inversement), mais il nous accueille, et nous fait parcourir 300 km d'une traite ... Yebha. Nous passons ensuite une nuit à Posadas, une énorme ville, où canicule, pauvreté et poussière nous accueillent sèchement. Nous y faisons un peu fonctionner l'économie locale (resto-hotel-patisseries et bricoles achetées à des bambins) pis sautons dans un bus direction San Salvador de Tucuman, où nous attendent les parents de Rafa, notre hôte à Buenos Aires.

   Tucuman possède un charme dingue : les rues des banlieues, en terre battue, sont pleine de joyeux bambins, chaque maison est un petit magasin où chacun essaye de faire son beurre. Le troc y est commun, les empanadas chauds (pâtes fourrés) sont cuits chez le voisin.

DSC07193

   Oscar et Estel, les parents de Rafa, sont plus qu'accueillants. Estel est une cuisinière hors concours (comme maman) et Oscar est un vrai nounours caché sous un corps de pierre. Le vin rouge y est mis au frigo (?) et melangé à de la limonade (??), la bouffe est succulente (moi? maigrir ici?), les soirées se passent généralement devant une stupide emission télévisée, mais ils font un effort pour nous. Ils sont callés en histoire de l'Argentine, nous font visiter un lac où tant d'opposants à l'ancienne dictature militaire se sont étrangement noyés, ils nous disent qu'ils vivent mieux maintenant, c'est un peu la dèche, mais ce n'est plus invivable.

DSC00696DSC00700 DSC00699

   Nous ne les aurions jamais assez remercié, et, après quelques jours, après avoir dessiné leur perruche, Feliza, le vent nous a encore poussé un peu plus a l'est...

... direction les Andes : Tilcara!

DSC00698DSC00701

Posté par alors regarde à 01:34 - 2 Enfin un plein de chaleur, en Argentine. - Commentaires [4] - Rétroliens [0]

22-04-07

Là haut, Tilcara

Imaginez, Plus de 2000 metres d'altitude, un air sec, très sec, où le soleil ne pardonne pas... Puis des montagnes de longues vallées rocailleuses s'ouvrant sur d'encore plus grands panoramas, puis un rio, s'engoufrant dans de profondes gorges, se jetant des cascades, puis Tilcara.

DSC07370DSCF2119

Patrimoine de l'humanité, cette petite cité perchée possède un des plus récents villages incas, partiellement reconstruit, après l'arrivée (brutale?) des conquistadores. L'air, sec et pur, un brin poussièreux s'engouffre dans les ruelles en terre battue, quel charme! Les murs des maisons sont en briques de terre et torchis, les toits en pailles, joncs et cannes, dans un complexe réseau de pièces plus ou moins habitables, cours extérieurs, granges, cabanons,... Tout ceci semble assez vieux, silencieux, hanté par des chiens dormeurs et des chats squelettiques, calme.

DSC00702

Mais, à quelques ruelles de là s'ébat un large marché plein de couleurs, où tout s'y trouve : fruits, légumes, plats traditionnels, coca, vètements, perroquets, boissons, herbes....  Vous y zieutez quelques mètres, et là, vous êtes emporté dans ce monde, vous qui vous sentiez bizarre, seul blanc-bec, votre peau roussie et votre langue s'hispanise à grande vitesse. Goûtez ces humitas, por favor.

DSC00703

Des montagnes, des caillous, des cactus, des terres sêches et multicolores, une vallée, un ruisseau... Dans le ruisseau, une explosion de vie, algues, insectes, poissons, et écrevisses se la coulent douce. Le condor est ici, un peu plus haut, il me regarde, mais je ne le vois pas.

Patrimoine de l'humanité, Tilcara, avec sa station d'épuration et sa décharge à ciel ouvert, l'une allumée et l'autre éteinte, lors des visites des representant de l'UNESCO.

Posté par alors regarde à 22:52 - 2 Enfin un plein de chaleur, en Argentine. - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

22-05-07

De retour a Buenos Aires ...

... Mi en stop, mi en bus, on s'en retourne à la capitale avant le départ pour Santiago de Chile.

Pour notre dernière nuitée, Rafa et Analia nous ont reservé une 'tite surprise : un cours de tango, suivi d'une soirée dansante... Le tango, bien dansé, c'est manifiquement sensuel, mais ce soir là, je me sentais un peu comme un éléphant, portant des chassures ... trop petites, donc, sans commentaires.

DSC00709DSC00710

  Le 12 fevrier, par un vol d'aprem, nous décollons vers le Chili, Santiago, pour une courte escale avant l'aventure neo-zelandaise ...

DSC00711

Posté par alors regarde à 22:02 - 2 Enfin un plein de chaleur, en Argentine. - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

24-05-07

Le Chili, courte escale

Chili, à peine sorti d'une virulente dictature militaire, le pays s'ouvre à l'économie mondiale, comme aucun autre en Amérique du sud.

Paoli et Paola, membres d'Hopitality Club, nous accueillent chaleureusement dans leur apparte, nous font visiter un des seuls coins intéressants (à leurs dirs) de Santiago de Chile, pour précéder une sympathique beuverie nocturne.

Le lendemain (difficile, dois-je le rajouter?), on se fait une grosse balade aux aurores à Valparaiso, sur la côte, à environ une heure de Santiago. Ville énorme, fourmillante de vie, les boucheries y sont pleine de barbaque en quantités astronomiques. Il y a une très forte culture artistique (inspirant entre autre Pablo Neruda), et des rues sont couvertes de graffitis, créatifs, amusants et engagés, ce qui pourrait donner des idées à certains "peintres en batiments" frenchy…

DSC07653

Pis, pour finir, elles nous invitent à un repas dans un musée resto, centre social, épatant! Comme pour cacher des expos de babiolles et quincalleries, d'innombrables messages et dessins, au blanco, sur des coupons de papier, des photos d'identités, crépitent les murs, des nappes aux poutres… Bien entendu, j'ai pas pu m'empêcher d'y ajouter mon grain de sable.

DSC07647DSC07635

Mais on a du faire vite, car on avait rendez-vous avec notre avion, à 21h, direction Auckland, Nouvelle Zélande!

Vol de Nuit

Posté par alors regarde à 04:43 - 3 Chili, aussi chaud - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Ptite intro obligatoire

Une poignée d'îles, perdue entre l'océan Pacifique et la mer Tasmane, se la coule douce (façon de parler) pendant quelques dizaines de millions d'années, isolées. Ces îles faisaient autant partie de l'Australie que de l'Amérique du sud, au bon vieux temps. Depuis cette époque, elles ont passé un paquet de lunes (parole de Rahan) en étroite relation, gardant pour elles seules les habitants s'y abritant.

Bien plus tard, des ethnies humaines curieuses, courageuses (et/ou totalement folles) ont laché l'ancre de la pirogue ou de la pagode, abordant sur ces îles, sans jamais vraiment s'y établir.

Les premiers à s'y mettre sont les Maoris. Des dizaines de familles d'Haïtiens (eh oui) atirées ici par je ne sais quelles croyances (ils se sont pas trompé) debarquent avec des patates douces (kumara), des chiens (ca doit pas être si mauvais) et des khiore (rat polynésien).

Ce qu'ils y trouvent?

Juste des plages, criques, fjords, marais, tourbières, plaines, montagnes et colines, glaciers, lacs, rivières, sources chaudes, volcans, chutes d'eau, forêts humides, sêches, subtropicales, tempérées, dunes, lagunes et quelques autres.

Et bien sûr, tout ceci vierge de présences et de traces humaines, seulement la nature y réglait des comptes.

Ils y ont également vu des moas, des aigles géants (des légendes racontent qu'ils attaquaient les enfants), des forêts impénétrables aux habitants multimillenaires, un climat plutot attirant, … et se sont dit, "allez hop, on s'installe" (je ne parle pas maori).

Ceci se déroule quelques 800 ans auparavant.

Ces Maoris, séparés en tribus, s'éparpillent, s'épanouissent, s'entretuent et se mangent, développent une riche mythologie et culture polytheiste, sous un rythme de vie âge de feu.

400 ans qu'ils règnent pépères, conscients et soucieux de la fragilité de l'équilibre établie sur Papa Tua Nuku, ou Pachamama, ou Gaia, ou la Terre mère et nourriciere si vous preferez. Bon, ok, ils ont néanmoins décimé le moa, quelques autres oiseaux aptères, mais la vie peut être si frêle, et la mort une de ses seules destinés (oui, je sais, ne nous perdons pas).

Quoi qu'il en soit, ces forêts primaires ne risquaient pas grand chose avant l'arrivée des européens, à part une petite coulée de lave ou deux.

Ces européens, hollandais, puis anglais, ont senti la poire juteuse de très loin, et s'y sont tranquillement installés, en 1800 et quelques. Les relations avec les maoris allaient couci-couca. Ces derniers, considérés comme des animaux, à l'instar de leurs frères aborigènes, amérindiens, africains, … ne pouvait pas imaginer qu'il était possible de s'approprier un lopin de terre, et encore moins de l'acheter.

A partir de la, une histoire complexe s'établie, les nouveaux arrivants se procurent petit a petit des parcelles, et se mettent à déboiser, installer des patures, chercher de l'or, intensement.

Les maoris, bien entendu généralement contre la destruction de leur terre, leur culture, se rebellent, ou coopèrent. Une des raisons qui a amené la supériorité des européens, les maoris n'etaient pas spécialement solidaires entre tribus. Disons que l'arrivée des blancs a influencé et accéléré les conflits inter-maoris, aboutissant à une catastrophe culturelle. Pour exemple, un baton de feu (fusil, ou mousquet, à l'époque) pouvait se troquer contre plusieurs hectares, quelques tonnes de pommes de terre, des esclaves (maoris de tribus ennemies), et j'en passe … Bon buisness…

Donc, bilan, une culture détruite, une nature ratiboisée, une ethnie appauvrie, mais une économie jeune et florissante (bok, si jpuis mpermettre)!

200 ans plus tard, la politique neo-zelandaise prône les énergies propres, la protection stricte des dernières regions remarquables, une couverture sociale développée, et un certain neutralisme face aux conflits mondiaux, … Tout ceci pour que, en ce jour du 14 fevrier 2007, Sindy et Romain aterrissent dans ce bout du monde néanmoins enchanteresque pour y passer quatre mois de folie!

Posté par alors regarde à 06:23 - 4 A l'autre bout du monde, la Nouvelle Zelande - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

30-05-07

Debuts sur l'ile Waiheke

14 février, nous aterrissons sans encombre à l’aéeroport d’Auckland, capitale démographique, vers 4 h du mat’. Le temps de rencontrer un couple de traveleurs frenchies bien sympa, puis on s’éxode à Waiheke island (Waïkiki), dans la baie d’Auckland, paradis terrestre…

Ca c’est une vraie riche idée, de troquer populace et fumet citadin contre harmonie et crème solaire. Nous y arrivons en ferry, par le petit port d’Oneroa. Après avoir trimballé nos lourds (dois-je le rappeler) sacs à dos, quelques deux heures plus tard, nous debarquons à Bio Shelter.

Bio Shelter, mi grenouille, mi beton, est un concept grisâtre, adossé à la coline, mélangeant le rustique et l’autarcie. Une des seules maisons en beton de l’ile, les autres étant majoritairement en taule et bois, elle a été construite par son proprio, Ivan, qui n’a pas lésiné sur la créativite. Alimentée par la chaleur solaire, l’eau de pluie et le vent, ainsi que d’un profond trou dans le sol pour …, c’est un brilliant exemple d’efficacité par l’utilisation des éléments.

La convivialité locale s’est faite ressentir très tôt, et ne va pas nous lâcher d’une semelle tout au long de notre voyage ici bas. Hoyt, membre d’hospitality club, habitant de Waiheke de plus de 60 ans, un vrai bourlingueur qui connait un bout d’histoire. Ce gars là est vraiment étonnant, il a risqué sa vie pour sauver de la noyade mon masque et mon tuba, laissés stupidement à la merci de la marée (parceque la Méditerranée n’en a pas), ce qui n’est pas rien.

Bref, après de bonnes baignades, de grosses balades dans les forêts avoisinantes, les côtes rocheuses et petites baies qu’on dirait le sud, après une semaine en gros, on decide de lever l’ancre pour le reste de la Nouvelle Zélande.

Posté par alors regarde à 01:22 - 4 A l'autre bout du monde, la Nouvelle Zelande - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

04-06-07

Puis l'aventure neo Zelandaise debute...

Il nous faut deux jours et demi pour nous retrouver à Christchurch (ne me demandez pas si c’est un mot maori), sur la côte est de l’ile du sud, ce qui est un très bon score. Durant ces deux jours, on recontre Chris, une lady qui nous offre l’hospitalité pour la nuit, et nous propose de faire son jardin quand on repassera par là.

Sur le ferry, on retrouve également le couple de frenchy recontré à l’aéroport, les grands esprits (touristes) se rencontrent…

Donc, à Christchurch, on passe deux autres jours pour trouver un van, une petite merveille à 750 euros, appelée Timmy et presque plus vieux que moi. On lui fait une beauté (obligatoire) chez une autre membre d’hospitality club, Nicola, on y fait le plein de bougie, de milliers de bricoles pouvant nous servir pour les situations “survival”, et on décolle direction Arthur’s pass.

… On rejoint donc les Alpes neo zelandaises qui, soit dit en passant, n'ont pas grand chose a voir avec les nôtres (à part que c'est des montagnes).

A cette latitude, la foret vierge temperée est partout, mais elle s'ouvre toutefois sur des prairies alpines ne manquant pas de magie. Comme ci un paysagiste japonais avait durement travaillé dessus, sauf que c'est dame Nature qu'a tout fait.

La nuit suivante, nous la coulons en face d'un panorama montagnard, pour se faire réveiller à 6 h par de curieux Keas, perroquets jouant le rôle de racailles alpines. Ces bestioles n'hésitent pas à goûter tout ce qu'ils trouvent, des chaussures aux essuis glace. Ils ont longtemps été chassé, car ils peuvent tuer un mouton blessé en hiver ...

Posté par alors regarde à 05:57 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

15-06-07

Puis continue ...

Après avoir traversé Arthur's pass, nous atteignons la côte ouest de l'île sud, avec ses (très) longues plages désertes, sa mer Tasmane mouvementée, ses otaries et dauphins, ses aoutas ...

Cette côte quasi inhabitée abrite d'incroyables vues sur les alpes, et les quelques dizaines de glaciers qui s'y cachent. A savoir, le glacier Franz Josef est le seul au monde à grandir, alors que tous les autres rétressissent à vu d'oeil, pourvu que ca dure?

Petit à petit, on s'accoutume à ce nouveau rythme de vie : on se lève et se couche avec la lumière (comme les poules), on ne dort jamais au même endroit, en constante recherche du coin reculé, ou personne ne pense à aller ...

Donc, creusant jour après jour notre niche social de glandeurs profiteurs (mais en bons touristes toutefois), on découvre des forêts de conte de fées, lagunes, "grassland" et longues plages désertes (je me répète?), des rivières glacées et Pures, où l'on prend l'habitude de se doucher ...

Pis on reprend la route direction Queenstown et son fabuleux lac de montagne. Les mordus du Seigneur des Agneaux le savent déjà, mais quelques scènes ont été tourné ici, et là, ca s'imagine très facilement.

On se dirige vers Glenorchy (il vous faut une carte?), où de grosses journées de randos, dont Routburn track, nous attendent. D'humides et denses forêts de podocarpe (dico), ruisseaux cristaux, prairies alpines accompagnées de grosses ascenssions bercent notre quotidien.

Prochaine étape Te Anau, une des portes de Fiordland. Cette région, au S-W est peut-être la moins peuplée du pays, c'est dire. Au fait, petite interlude, il y a plus de moutons que d'humains en NZ.

Et la, ben pareil, comme si voir des trucs extraordinaires tous les jours devenait routinier, (c'est pas dingue de ressentir ca?). Bon, passons...

De nombreux jours de randos nous guettent, à traverser des forêts d'inconnus multicentenaires, de bois morts, plein de vies, mousseux et champignonesques, à grimper, grimper, puis descendre, descendre. Le sommet clé, de l'autre côté de Routburn track, est une grosse tourbière alpine, parsemée d'arbres déguisés en mousses vertes, rousses et j'en passe. Ce sommet est entouré de bonnes grosses montagnes, à jamais escaladées par moi-même, révélant encore une fois cette minuscule immensité.

Ensuite, Miford Sound, un fjord pas trop froid, mais pas trop chaud non plus. Tous les guides touristiques vous le diront : "Ne pas y faire un tour en bateau est stupide!", Et, ils ont raison, car aucun chemin ne longe les bords pentus de ce fjord saumâtre, fjord mirroir.

Posté par alors regarde à 05:33 - 4 A l'autre bout du monde, la Nouvelle Zelande - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

.... Encore ...

Nous descendons par la suite sur la côte la plus au sud de l'île, la plus proche du continent Antartique. Donc rebelote, d'immenses plages de sable, un océan mouvementé et dangereux... Ainsi qu'une eau très froide (14 degrés). Mais le problème, c'est que quand tu vois un groupe de dauphins surfer sur les vagues, à 30 m du bord, tu oublies les cours de chimie où l'on te dit : "14 degrés, c'est relativement froid", et tu vas t'amuser avec les dauphins d'Hector (j'y peux rien, c'est leur nom).

Pour appui scientifique, ce dauphin est un des plus rares, et ne se trouve qu'en Nouvelle Zelande, tout comme le weta, le peripatus, le pukeko, le takahe, le tui, le kaka, le kakapo, le kauri, le tuatara, le kiwi, le whio, et, bien entendu, j'en passe.

   Mais le temps aussi passe, passe, et l'on en oublie qu'il reste seulement un mois et demi en NZ, et que l'on est pas à la moitié de notre tour (prouvant nos talents d'organisation), donc bourre-bourre!

On remonte donc gentiment mais sûrement, et la prochaine escale est, encore, un parc national, à croire qu'il n'y a que ca en Nouvelle Zelande! Le parc national Nelson lakes, au centre nord de l'ile sud, encadre deux grands lacs, peuplés d'anguilles "centenaires", des sources thermales sauvages, des grottes ... A ce propos, on se fait quelques heure de spéléo libre, à chercher des balises en rampant dans des tuyaux étroits, tout ca pour revenir au point de départ, mais, en vie!

Toujours en direction du nord, le parc national d'Abel Tasman, tenant le nom du premier européen (hollandais) ayant posé le pied sur Aotearoa (en Maori). son accueil a été d'ailleurs peu chaleureux.

Encore de grosses randos nous y attendent, longeant des baies au semblant méditerranéen, mais entourées d'humides et denses forêts ainsi que des genres de pinèdes sans pins (Kanuka et Manuka). A mon plus grand plaisir j'y refais de la plongée, accompagné de poissons marbre et de sympathiques oursins. Ici encore, de belles colonies d'otaries se prélassent sur les rochers.


S'en suit une semaine de cueillette de pommes, à 10 euros les 400 kg, de l'esclavage doux.

Ensuite, visite de Malborough sound, où la mer s'engouffre dans les vallées. On y pêche, en mange le fruit, fait du kayak avec les raies, puis dormons dans une hutte isolée que l'on a failli ne jamais trouver.

Pis rebelote, de la route, du ferry pour rejoindre l'île nord, puis de la route jusqu'a Tongariro ... National park! Modestement composé d'un désert, d'une chaîne de volcans plus ou moins en activité (juste une petite coulée de boue quelques mois de ca), de résurgences d'eaux chaudes ... Ce parc possède d'impressionnants chemins de rando, pouvant malheureusement se transformer en autoroutes de rando.

S'ensuit une excursion volcanique, avec sources profondes, bouillonnantes et cristallines, des mares de boue, des rivières fumantes, ainsi qu'un fish'n chip et un bad trip effrayant dans une station thermale.

La semaine suivante, on la coule chez Chris, chose promise, chose due.

On y répare Timmy, en vue de le revendre. Pour Chris, on déracine quelques plantes invasives, à coup de pelle et de 4x4, on plante du natif, pose des pièges à possum (pour capturer un hérisson), pis surtout, on prend du bon temps (pour changer).

Et après une semaine, il est déjà temps de bouger, on a rendez vous avec Diane pour compter des kiwis. Durant le trajet, on continue la visite volcanique : la zone “active” de Nouvelle Zélande est un genre de V débutant à Tongariro et s’élargissant direction nord-est, faisant germer au passage des dizaines de sources chaudes, cratères, geysers, résurgeances colorées, boues bouillonnantes …

Nous longeons ce V jusqu’a Roturoa puis mettons le cap au nord, vers Coromandel, longue péninsule aux routes de terre. Port Charles, à l’extrême nord de la péninsule est un petit hameau en pleine zone à kiwi, faisant face à une large baie hantée par des fermes de moules.

Diane, une sympathique lesbienne d'environ 45 ans, est une active protectrice de la nature neo-zelandaise. Avec elle, on se fait un comptage de kiwis, on pêche d'une braque sûrement à moitié règlementée, puis on l'aide à planter un verger, changer l'orientation de ses panneaux solaires, faire le jardin, emmerder de pacifiques geckos... Je me fais également de longues balades nocturnes le long de pures ruisseaux regorgeant de vies.

Posté par alors regarde à 09:11 - 4 A l'autre bout du monde, la Nouvelle Zelande - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

04-07-07

... puis finit!

Après une semaine à Port Charles, nous remettons les voiles direction Auckland, puis Gulf Harbour, où nous attend un bateau pour Tiri Tiri Matangi. Cette île est un sanctuaire ouvert au public. Comme la plupart des zones insulaires autour de la NZ, elle a la chance de n'abriter que très peu de mammifères introduits sur les îles principales. Donc, pas de possums, pas de mustellides (et que c'est tes rats), pas de cochons ou de chats. Résultat, la floraison et fructification des plantes ne profitent qu'aux animaux natifs, les nichées, oiseaux, tuataras et wetas ne sont plus prédatés. En gros, on y retrouve des espèces éteintes, ou très rares, ou impossible à voir sur les îles principales : ptit pinguin bleu, tuatara, kokako, takahe, saddleback, whitehead, petrel, ... (à vous de les rechercher, moi, jles connais déjà!). On se fait donc charger par des kiwis et des petrels, ce qui n'est pas courant, ou plutôt très très rare.

Par la suite, nous mettons le cap au nord, encore, vers de larges forêts agées subsistantes. La grosse majorité des forêts primaires qui recouvraient la NZ a été transformé en chaises, maisons, ... Des kauris de plus de 40 m de haut, et d'une bonne dizaine de large pouvaient encore s'y trouver. Mais cet âge d'or est révolu, les paysans européens ont préféré y planter de l'herbe, pour leurs vaches. Un dinosaure a toutefois survécu, Tane Mahuta, plus de 2000 ans, un seul ...

S'ensuit une semaine de débroussaillage à Auckland, chez Caryl et Brian, deux sympathiques extravertis. On y vend également Timmy, notre van, pour 50 euros moins cher, à deux parigos, espérons qu'il ne leur arrivera rien!

Puis nous retournons sur l'île de Waiheke, pour faire nos adieux au chobiz, nous sommes fin mai. j'y récupère masque et tuba (fétiche!), pis l'on coule de doux moments avec Hoyt, retombé en enfance, Joe, excellent musicien maori, et bien d'autres.

Et voila la fin de notre périple neo zelandais qui pointe le bout de sa queue. La Nouvelle Zélande? Pays en position mille fois privilegiée face au monde et ses conflits, au passé historique non tabou. Je ne dis pas bien sûr que la NZ est parfaite, mais pas loin.

Bilan? 110% pure bonheur!

Mais bon, quand faut y aller,... Nous sommes en fait attendu par l'Asie du sud-est, et Bangkok, Thailande, en premier, donc une bonne dizaine d'heures d'avion nous attendent, ....

Et c'est repartit!

Posté par alors regarde à 01:18 - 4 A l'autre bout du monde, la Nouvelle Zelande - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Attention les yeux, la Thaïlande

La Thaïlande, ou pays des hommes libres, est appelé comme ca par le fait qu'elle n'a jamais été colonisé. C'est aujourd'hui, et depuis quelques années, une destination phare pour bon nombre de visiteurs ayant différentes attentes :

Une culture, forte, hybridée, traditionnelle et moderne, où flots de rites et architectures incroyables bercent le quotidien.

Une gastronomie, riche et equilibrée, offrant des plats de haute qualité à chaque coin de rue, chaque petit stand à l'allure pourtant pauvre en ingredients.

Une nature, assaillie de toutes parts, mais recellant d'une force dans sa diversité impressionnante.

Une forte dévaluation économique, faisant que tu vis copieusement avec 6 euros par jours (50 Baht =1 euro). Cela fait que le plus restreint des européens (façon de parler) peut s'épanouir ici bas comme un vrai petit roi du pétrole.

Ici encore, le fossé social est abyssal, mais les techniques et entourloupes pour se démener contre le bourbier de la pauvreté sont très vastes également. D'inimaginables réseaux de coopérations inter-thaïlandais sont mis en place un peu partout pour faire banquer le touriste plus qu'il se doit. A nous maintenant de déjouer un minimum, à notre échelle, les pièges entubeurs de touristes.

le taux de pauvreté explique certainement un afaissement de la dignité humaine apeurant, où prostitution, mendicité, femmes mises en spectacle sont quotidien.

Pour le visiteur, Bangkok est un enchantement, ville aux 400 temples, active de jour comme de nuit, à la populace mi-traditionnelle mi-extravertie, à la vie au gré de la Chao Praya.

Dès le premier jour (1er juin), nous nous ouvrons à la cuisine thaï par la rue. Les recettes y sont variées et destinées à l'ouverture des papilles. Epicé, sucré, salé, amer, doux, certains plats organisent une vraie fête dans ma bouche, où tout le monde est invité. Ces stands de rue à l'allure bancale ont un excellent rapport qualité-prix face aux restos. Nos repères? Allure fraîche et appétante des ingrédients, et présence d'autres clients, Thailandais. Pis attention aux estomacs fragiles, ici, c'est chaud! Donc, ne pas oublier : "Mae ped", signifiant pas trop épicé, je suis un pied tendre.

Nous visitons également les temples les plus réputés (attention aux yeux sensibles, ca en jette!), des marchés hauts en couleurs et saveurs, nous nous faisons entubé par les premiers conducteurs de tuk tuk. Leur combine? Ici, les pots de vin et autres petits cachets sont très communs. Ces conducteurs t'embarquent pour un petit prix, mais avant d'arriver là où tu voulais te rendre, tu auras visité deux magasins de vêtements sur mesure, et une boutique de bijoux. Et ca marche pour eux! Les prix restant bas par rapport à l'Europe, les touristes achètent tout de même!

Bien entendu, les conducteurs de tuk tuk (tricycles sympathiquement dangereux) recoivent des commissions et des coupons pour le plein de gaz, en retour.
Le top, c'est que les thaïs s'entraident même si ils n'y gagne pas : Un gars se fait passer pour un prof t'accoste, te raconte qu'aujourd'hui, c'est la fête du bouddhisme (qui est soit dit en passant fêté tout les jours), et que tu peux faire le tour des temples pour 10 bahts, pour tout l'aprem! Là, tu te dis, Wha, c'est super! En attendant, tu te tappes tout d'abord un tour des couturiers, prenant la moitié de ton aprem...
Une combine? Tout d'abord, s'attendre à ca, puis proposer au conducteur de nous montrer ses couturiers (lui ceder une heure), faire le faux client (bien plus intéressant), puis profiter du reste de l'aprem... Lui, ca l'arrange, il n'a pas un gars en train de râler tout le temps dans son tuk tuk, et toi, tu as le reste de l'aprem pour toi.
Le soir, les prix frisent le centuple, car, bien entendu, "il n'y a plus de bus". Donc, ici, la confiance ne reigne pas trop, et il faut souvent l'avis de plusieurs personnes pour se faire une réèlle idée de la situation. Ca forge.

Après quelques jours à visiter Bangkok, à commencer à bien l'apprécier également, nous étions près à nous faire entuber une seconde fois. Nous voulions tout d'abord faire la demande de visas pour le Viet Nam et la Chine (requis à l'avance), puis organiser un trajet sur une île, avec chambre et licence de plongée à la clé. Mais bon, chacun le sait, commander ca par une agence de tourisme (pourtant publique) entraîne des frais supplémentaires inutiles. Faut bien essayer une fois dans sa vie.

Cette île, Koh Tao, ou l'île aux tortues (car des tortues y pondaient il y a quelques années) est un vrai petit paradis touristique. La mer y est tout simplement envoutante. L'île compte pas moins de 60 écoles de plongée, donc je vous laisse imaginer les hotels, bars et restaurants qui s'y ajoutent. Mais quelle mer... Enfin mes premiers recifs coraliens, mes premiers poissons tropicaux en liberté, ma première frégate, et mes premiers requins! Rien qu'en apnée, c'est déjà le pied royal en or, mais en plongée ... Donc, grosses prises de plaisirs sous l'eau, et excellente bouffe au dessus de la surface, coule nan? Rencontre de Anne Claire, une niçoise bien sympa, Benjamin, un cuistot plongeur, puis deux parigots bien sympas (si si). L'impact touristique sur cette île la detruit bien entendu, sur la surface, et sous la surface, mais pour pas changer, hein?

Posté par alors regarde à 02:28 - 5 Bienvenue en Thaïlande! - Commentaires [0] - Rétroliens [0]